1). Déportation des Allemands de Transylvanie pendant et après la Seconde Guerre mondiale 2). Le dictateur Nicolae Ceaușescu a vendu 200 000 Allemands ethniques à l’Allemagne

RH Marcus – Mardi 01 mars 2016

(En construction.)

La déportation des Allemands de Transylvanie après la Seconde Guerre Mondiale, menée sur ordre soviétique au début de 1945, déracina des dizaines de milliers d’Allemands de Transylvanie dont beaucoup périrent : 75 000 Saxons de Transylvanie, 33 000 Souabes du Banat, 5 000 Souabes de Satu Mare. La déportation faisait partie du plan soviétique pour les réparations de guerre allemandes sous la forme de travail forcé, selon l’ordre secret soviétique 7161 de 1944.

Les statistiques concernant la déportation des Saxons de Transylvanie indiquent que près de 120 000 personnes furent déportés vers l’Union soviétique, soit environ 15% de la population allemande de Transylvanie (selon les données de 1941). 12% des déportés étaient en dehors des limites d’âge prévues par l’arrêté de déportation. 90% des expulsés finirent dans la RSS d’Ukraine (les régions de Dnipropetrovsk, Stalino et Vorochilovgrad), le reste dans l’Oural. (Voir Travail forcé des Allemands en Union soviétique pour le contexte.)

Les déportés furent accueillit dans 85 camps. Un tiers travailla dans les mines, un quart dans la construction, le reste dans l’industrie, l’agriculture ou dans l’administration des camps. Très peu eurent des emplois qu’ils avaient déjà exercés en Transylvanie.

Les premiers déportés inaptes au travail furent renvoyés en Transylvanie à la fin de 1945. Entre 1946 et 1947, environ 5 100 Saxons furent transportés, par des transports spéciaux pour les malades, à Francfort-sur-l’Oder, une ville allemande en zone d’occupation soviétique.

Les trois quarts de ceux qui ont périrent étaient des hommes. Quand ils furent libérés, un quart des déportés furent envoyés en Allemagne, dont seulement un septième retourna à la Transylvanie.

Le plus grand nombre de décès est survenu en 1947. À partir de 1948, la situation s’améliora, avec une baisse spectaculaire du nombre des expulsés malades et décédés.

En 1948, ceux qui étaient capables de travailler ont commencé aussi à être libérés des camps (49% d’entre eux), de sorte qu’en octobre 1949, les camps furent fermés. Le dernier tiers des déportés retournèrent en Transylvanie. Parmi ceux transportés en zone d’occupation soviétique, environ la moitié reçut la permission de rentrer chez eux. Le reste partit ailleurs (la plupart du temps en Allemagne de l’Ouest), mais quelques-uns restèrent en Allemagne de l’Est.

202 déportés ne furent autorisés à rentrer chez eux que dans les années 1950 à 1952.

Deutsche Zivilisten im Februar 1945 in Danzig und Umgebung; auf der Flucht vor der herannahenden Roten Armee haben sie ihre Heimat verlassen. 20./21. Februar 1945

Deutsche Zivilisten im Februar 1945 in Danzig und Umgebung; auf der Flucht vor der herannahenden Roten Armee haben sie ihre Heimat verlassen. 20./21. Februar 1945. Refugee trek, in Danzig and the surrounding area, February 1945. https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d4/Bundesarchiv_Bild_146-1996-030-01A%2C_Danzig%2C_Fl%C3%BCchtlingstreck.jpg

In diesen freundlichen Siedlungshäusern sind die Bewohner von Espelkamp untergebracht.

In diesen freundlichen Siedlungshäusern sind die Bewohner von Espelkamp untergebracht. Refugee settlement in Espelkamp, about 1945 to 1949. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bundesarchiv_Bild_146-2006-0095,_Siedlung_f%C3%BCr_Fl%C3%BCchtlinge.jpg

 

Aujourd’hui, notre Transylvanie fait -malheureusement- partie de la Roumanie. Notre capitale, celle des Saxons de Transylvanie – Hermannstadt, capitale-citadelle construite par les Saxons de Transylvanie, est devenue ville roumaine (rebaptisée « Sibiu ») et aussi capitale européenne de la culture (2007) – « LEUR » capitale européenne de la culture… – RH Marcus

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Territoires de culture allemande (saxonne ou souabe) en Transylvanie.

 

 

Hermannstadt (roumain : Sibiu) – Histoire

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Gravure représentant Hermanstatt (aujourd’hui, Sibiu) vers 1630.

Les premiers allemands atteignirent la région en 1143 ; ils s’établirent sur la colline dominant la rivière Cibin, l’actuelle ville haute. La première attestation écrite d’une implantation humaine se trouve sur un document du Vatican (une charte de 1191 du pape Célestin III), sous le nom latin de praepositum Cibiniensem ; un prieuré fut fondé, et le nom latin de Villa Hermanni est attesté à partir de 1223.

En 1241, la ville fut détruite lors de l’invasion mongole, mais s’en rétablit promptement. Au XIVe siècle, Hermannstadt évolua en un important centre commercial. La cité était une des villes allemandes les plus importantes de Transylvanie, voire sans doute la plus importante, car en plus d’être un centre commercial, administratif et ecclésiastique, elle possédait aussi les fortifications les plus étendues de toute la Transylvanie.

Face à la menace turque, la ville fit élever trois enceintes de murailles (qui ont été partiellement conservées jusqu’à aujourd’hui), avec des dizaines de tours et plusieurs grandes portes. À plusieurs reprises, Hermannstadt fut assiégée par les Turcs, mais résista ; jamais les Turcs ne parvinrent à s’emparer de la ville, ce qui lui valut le surnom de « bastion de la Chrétienté ».

Cependant, les armées, de passage ou assiégeant la ville, ne laissaient de ravager les terres environnantes. Une unique fois seulement, le souverain hongrois de Transylvanie, Gabriel Báthory, réussit, usant de stratagème, à occuper la ville, à la piller, et à reléguer hors des murailles tous les habitants allemands.

Hermannstadt était le centre politique des Saxons transylvains et siège de la Universitas Saxonum, façon de parlement transylvanien, lequel jusqu’en 1878 se chargea de défendre les intérêts des Saxons de Transylvanie et constituait le symbole de leur unité et de leur indépendance politiques.

La ville intra-muros fut purement allemande jusqu’à la première décennie du XVIIIe siècle. Ce n’est qu’après que la Transylvanie eut été rattachée à l’Autriche-Hongrie que les anciennes lois, selon lesquelles il était interdit à d’autres nationalités de s’établir dans la cité, furent abolies. Au XVIIIe siècle, Hermannstadt pouvait s’enorgueillir d’être, parmi les villes d’Europe raccordées au système postal, celle située le plus à l’Est dans l’Europe Centrale.

À l’issue de la Première Guerre mondiale, la ville majoritairement peuplée d’Allemands et ayant été durant de longs siècles sous tutelle politique hongroise ou autrichienne, fut incorporée en 1920 à la Roumanie par le traité de Trianon. La ville garda néanmoins son caractère allemand et multiculturel. Dans le courant de la décennie 1930 les Saxons transylvains perdirent la majorité absolue dans leur métropole.

Sibiu (ex-Hermannstadt) sera soumise à un demi-siècle de régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989. Mais, contrairement aux autres chefs-lieux de județe, elle ne verra pas sous le régime de Nicolae Ceaușescu son centre ancien démoli pour être remplacé par des barres d’immeubles impersonnels en béton. En effet, le dirigeant local n’avait rien à prouver au dictateur communiste : c’était son propre fils, Nicu Ceaușescu.

Après le rétablissement de la démocratie et l’ouverture des frontières, Sibiu (ex-Hermannstadt) retrouva ses liens traditionnels avec l’Europe Centrale et connut un développement qui s’accéléra d’autant plus facilement après l’intégration dans l’Union Européenne).

Histoire de la Transylvanie

La Transylvanie (du latin « trans-silvam » au-delà des forêts) est une région géographiquement située dans l’ouest de l’Europe Centrale, délimitée par les montagnes des Carpates.

On l’appelle Erdély (« au-delà des forêts ») en hongrois, Siebenbürgen (« sept citadelles ») en allemand, et Urdul en turc.

L’histoire de la Transylvanie comprend :

Hermannstadt (roumain : Sibiu) – Sommaire

La ville de Hermannstadt (prononcée ; en hongrois Nagyszeben et historiquement en français Sebeste, Ceben) est le chef-lieu du județ de Sibiu (Les județe sont aujourd’hui, en Roumanie, l’équivalent des départements français avant la décentralisation française) et, avec une population de 147 245 (2011) habitants, une des plus grandes villes de Transylvanie. Elle est traversée par la petite rivière Cibin, affluent de la rivière Olt, elle-même tributaire du Danube.

Fondée par des allemands au XIIe siècle, elle fut le centre culturel traditionnel des Saxons (ainsi qu’il est d’usage d’appeler les Allemands de Transylvanie) et demeura même exclusivement allemande jusqu’au milieu du XIXe siècle ; ensuite, elle se roumanisa peu à peu, jusqu’à devenir à majorité roumaine dans les années 1930. Aujourd’hui, en particulier après l’exode massif des Saxons vers l’Allemagne, la ville est roumaine en très grande majorité (plus de 95 %). Cependant, Klaus Iohannis, actuel président de Roumanie et d’origine allemande, a été maire de la ville de 2000 à 2014, élu à de larges majorités sous l’étiquette du Forum démocratique des Allemands de Roumanie (FGDR).

Hermannstadt (roumain : Sibiu) – Capitale Européenne de la Culture

Aujourd’hui, notre Transylvanie fait malheureusement partie de la Roumanie. Notre capitale, celle des Saxons de Transylvanie – Hermannstadt, capitale/citadelle construite par les Saxons de Transylvanie, est devenue ville roumaine (rebaptisée « Sibiu » par le Roumains) et aussi capitale européenne de la culture (2007) – « LEUR » capitale européenne de la culture… – R.H. Marcus

« Sibiu a été désigné capitale européenne de la culture de 2007 grâce à son excellente collaboration avec Luxembourg, mais aussi grâce à ce que beaucoup voient comme une renaissance sociale miraculeuse qui s’est passée ces dernières années.

On attend que le statut de capitale de la culture apportera une croissance brusque de la quantité et de la qualité des événements culturels pendant 2007. Les effets à long terme et l’impact sur les habitants de la ville sont, pourtant, assez disputés. Il y a des gens qui considèrent le statut de capitale de la culture comme une reconnaissance naturelle des mérites de la ville, tandis qu’une partie des jeunes intellectuels le voit moins comme une reconnaissance mais plutôt comme une chance généreusement accordée à la ville. »

 

PS

Entre (l’équivalent de) 1 500 et 30 000 euros / « piece » ou comment le dictateur Nicolae Ceaușescu a vendu 200 000 Allemands ethniques à l’Allemagne qui avait été forcée d’acheter leur liberté (article en construction) :

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